vendredi 25 mai 2007

un article du Figaro que je ...

L'ancien candidat centriste était hier en meeting à Paris à quinze jours d'un scrutin périlleux.

LE MOMENT est venu de repartir au combat. Après quinze jours de diète médiatique, François Bayrou a donné, hier soir, au Zénith, à Paris, le coup d'envoi de la campagne législative pour son nouveau parti du centre, le Mouvement démocrate (MoDem).
Abandonné par ses troupes, le président de l'UDF n'était entouré que de ses fidèles, Marielle de Sarnez, candidate à Paris, Michel Mercier, président du groupe sénatorial, Jacqueline Gourault, sénateur de Loir-et-Cher, ainsi que l'écologiste Corinne Lepage qui­ l'a rejoint avec son mouvement Cap 21. Mais la salle était pleine de quelque 6 000 militants qui lui gardent toute leur confiance et veulent bâtir autour de lui ce nouveau parti, pour en faire « un contre-pouvoir » à Nicolas Sarkozy. Le MoDem revendique déjà 70 000 adhérents et présente 535 candidats aux législatives. Malgré les 18,57 % qu'il a obtenus au premier tour de la présidentielle, François Bayrou doit se faire une raison : sauf retournement de situation improbable, il ne sera pas en me­sure de constituer un groupe dans la prochaine Assemblée. Il s'apprête donc à connaître une nouvelle traversée du désert, après celle de 2002, au moment de la création de l'UMP.
«Ça va être rude»
Les choses étaient plus dures à vivre à l'époque, affirme-t-il, re­connaissant toutefois avoir été blessé par l'abandon de quelques-uns de ses proches, notamment d'Hervé Morin. Le président de l'UDF ne croit pas aux chances du parti de centre droit que s'apprêtent à lancer les UDF ralliés à la majorité présidentielle. Pour faire vivre un parti, il faut « un leader, et un projet politique », explique-t-il, or il ne pourra avoir de projet distinct de celui de l'UMP. « Nous risquons d'être un parti sans députés, eux seront des députés sans parti », observe un proche de Bayrou.
Lui se félicite de s'être « émancipé » de l'UMP, quoiqu'il lui en coûte aujourd'hui. Et il souligne que, pour crédibiliser cette ligne d'autonomie, il a souvent dû ba­tailler contre ceux-là mêmes qui aujourd'hui le quittent. Notamment lorsqu'il s'est agi de voter contre le budget ou de censurer le gouvernement Villepin.
Quelques semaines seulement après la victoire de Nicolas Sar­kozy, le président de l'UDF sait que les législatives des 10 et 17 juin sont « la pire des élections » pour son parti. « Ça va être rude », pronostique-t-il, bien décidé à se battre. Son agenda est très rempli. Après avoir mené campagne tous les matins, chez lui, en Béarn, il fera dans l'après-midi et en soirée un mini-tour de France pour aller sur le terrain soutenir des candidats du MoDem. Il est convaincu que les municipales lui permettront, en 2008, de se refaire une santé. Philosophe, il rappelle un précédent glorieux. En 1951, le général de Gaulle avait fait élire près de 120 députés RPF. Un an après, tous l'avaient quitté. En 1958, il revenait au pouvoir...

samedi 19 mai 2007

article de libé que je lirai plus tard

«Le PS est le seul en Europe à avoir choisi la politique de l'autruche»
Marc Lazar, historien et politologue, compare le Parti socialiste français avec les partis de gauche des pays voisins qui, eux, ont remis en cause les dogmes du vieux socialisme et se sont alliés avec leurs ennemis d'autrefois.
Par Annette LEVY-WILLARD, Béatrice VALLAEYS
QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007
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La gauche française se retrouve-t-elle désormais dans une situation comparable à celle d'autres pays européens après une sévère défaite ? Ce qui s'est passé en 2001 en Italie quand Berlusconi a battu une deuxième fois le centre gauche fournit un sujet de réflexion. Compte tenu de l'ampleur de sa victoire (un peu comme celle de Sarkozy aujourd'hui), l'opposition avait choisi d'adopter un profil responsable en refusant de diaboliser Berlusconi. Les manifestations dans la rue se sont alors multipliées ­ la fameuse contestation du cinéaste Nanni Moretti, les rassemblements autour des palais de justice et des sièges de la RAI (télévision et radio nationale italiennes, ndlr) considérés comme menacés par le gouvernement de droite. Ces mobilisations critiquaient la timidité de l'opposition parlementaire qui, toutefois, a fini par récupérer ces mouvements de radicalité en leur donnant une perspective politique.
En France, le PS sera peut-être confronté à un problème comparable. Le choix d'une opposition résolue mais responsable peut-il ouvrir un espace sur sa gauche qui se manifesterait par l'agitation sociale, des manifestations contre la future réforme sur l'autonomie des universités ou le service minimum dans les transports ? Aucune prophétie n'est possible, mais ce qui est certain, c'est que la gauche de la gauche semble politiquement en difficulté.
Le PCF arrive au terme d'un long processus. Il a été le premier parti de France après la guerre, puis le premier parti de gauche (1 électeur sur 4 votait communiste sous la IVe République) ; en 1981 quand Mitterrand a été élu, le PC obtenait encore 15 % des voix. Avec moins de 2 % cette année, le PC est devenu presque un groupuscule. Il conservera néanmoins un certain nombre de députés, il dispose encore de militants (vieillissants), de quelques bastions municipaux et d'un peu d'argent. Mais les communistes ne peuvent plus constituer un pivot de l'alliance pour le PS. Par ailleurs, on avait assisté depuis une décennie à une progression électorale des trotskystes : portés par la conjoncture des luttes sociales, de l'altermondialisme et des mobilisations de la jeunesse. Le succès du «non» au référendum de 2005 leur avait donné beaucoup d'espoir. Incapable de se mettre d'accord sur un candidat unique qui aurait pu considérablement gêner Ségolène Royal, la gauche de la gauche sort très affaiblie de cette présidentielle en dépit du relativement bon score d'Olivier Besancenot. Paradoxalement, cette lourde défaite de la gauche offre une fenêtre d'opportunité pour le PS.
En Italie, les communistes et anciens communistes se retrouvent au pouvoir dans une coalition avec des chrétiens et des centristes...
En 1991, le PCI a cessé d'être communiste. Il est devenu le Parti démocratique de la gauche (PDS), puis les Démocrates de gauche. Il est allé vers la social-démocratie, sans en prendre le nom. La minorité qui a préféré rester communiste s'est scindée en deux : le Parti de la refondation communiste et le Parti des communistes italiens. Ces deux partis représentent ensemble plus ou moins 8 % des voix. Après avoir longtemps hésité, ils ont accepté de participer à la coalition pour l'emporter en étant unis face à Berlusconi au scrutin de 2006. Prodi a gagné de la sorte. Le revers de la médaille est que cette coalition très hétérogène est divisée sur l'économie, le social, les questions de société (comme la reconnaissance ou non des droits des couples homosexuels) et la politique internationale. Ces tensions n'aident pas à gouverner. En France, l'extrême gauche ne veut pas entendre parler de coalition (comme d'ailleurs les trotskystes en Italie). La LCR et LO excluent toute possibilité d'alliance, évidemment avec Bayrou et ses amis, et même pas avec le PS. Le PC essaie de se couvrir à gauche, car il est tétanisé par la LCR qui par deux fois l'a dépassé lors d'une présidentielle. Cela dit, le PC sait que pour préserver quelques députés et ses dernières municipalités, il doit faire alliance avec le PS. Un PS qui ne lui fera vraisemblablement pas de cadeaux cette fois-ci...
Le Parti socialiste français risque-t-il de disparaître ?
Je ne crois pas. C'est le seul parti à gauche qui peut donner des présidents de la République, des Premiers ministres et qui peut constituer une majorité parlementaire. Il a augmenté notablement le nombre de ses adhérents au cours de cette année et il offre la possibilité de faire des carrières politiques. Avec en plus un mode de scrutin qui pousse à un système bipartisan. Dorénavant, il n'y a que deux grands partis en France : l'UMP et le PS. Jusque dans les années 80, nous avions deux grands partis dominants flanqués de deux partis mineurs mais influents, l'UDF à droite et le PC à gauche. Si la raison l'emporte ­ mais les passions jouent aussi un rôle en politique ­ le PS devrait limiter les risques d'éclatement.
Reste à savoir pour quoi faire. Que veut dire socialisme aujourd'hui ? Que signifie le réformisme dont, non sans hésitation, il se réclame et comment le rendre attractif ? Quelle prise peut-il avoir sur la société ? Le PS va-t-il se borner à expliquer que la victoire de Nicolas Sarkozy s'explique parce qu'il est l'homme des grands médias, des patrons et du fric ? Ou la gauche va-t-elle se demander si cela ne traduit pas des bouleversements substantiels de la société et de la politique ? Sur toutes ces questions, il y a un très gros déficit de travail au PS. Car si Ségolène Royal a réussi à conquérir les voix des jeunes de 18-24 ans et à reprendre pied dans les catégories populaires qui avaient déserté Jospin en 2002, il reste encore beaucoup d'ouvriers et d'employés qui votent pour Le Pen et qui ont donné leurs voix à Sarkozy au second tour. Le PS est, comme toute la gauche, un parti du secteur public.
C'est une exception française ?
Non. Partout en Europe, les électeurs de gauche sont plutôt des gens de haut niveau d'instruction, vivant dans des grandes villes, ouverts culturellement, et appartenant le plus souvent au secteur public. Tous les partis de gauche ont reculé dans le monde ouvrier. La classe ouvrière s'est elle-même métamorphosée, les ouvriers travaillent souvent dans des petites entreprises et n'exercent plus les mêmes activités que dans un passé récent. En plus, les catégories populaires partout en Europe se sentant en insécurité dans leur vie quotidienne ont la tentation d'aller vers des partis de droite ou des partis populistes comme ceux de l'extrême droite dont le discours sécuritaire les rassure.
En France, la gauche a beaucoup de mal à admettre ce que le reste de la gauche en Europe a parfaitement compris : la logique de choix individuel est maintenant un trait dominant de nos sociétés qu'il ne faut pas occulter, mais au contraire comprendre pour y apporter des réponses de gauche. En France, la réflexion du Parti socialiste sur les mutations de nos sociétés est à peu près au niveau zéro.
Pourquoi ce «niveau zéro de la réflexion» ?
Il faut mettre sans doute cela en relation avec la base sociale de la gauche. Regardez la composition des partis : les membres du secteur public au sens large représentent 62,3 % des délégués du 33e congrès du PCF en 2006, 64 % des délégués du congrès de la LCR en 2003 et 71 % des délégués du PS du congrès de Grenoble en 2000.
La défense du service public est devenue l'un des thèmes fondamentaux de la gauche française. Elle adopte une position défensive quand ses adversaires sont offensifs, accaparent le thème du changement et l'accusent du coup d'être conservatrice. En outre, une compétition à l'intérieur de la gauche s'est engagée avec la LCR et le PC qui ont fait de la défense des services publics leur grand cheval de bataille. Le PS devrait peut-être répondre à la volonté de Sarkozy de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite en n'argumentant pas simplement sur leur nombre, mais encore sur leur travail, leur répartition, leur formation, l'évolution de leurs compétences ou de leurs carrières, les critères d'avancement, etc. Ce sont des grandes questions qui déterminent pour une part l'évolution de nos sociétés contemporaines. Rocard avait jugé qu'il revenait à la gauche de réaliser cette modernisation, Jospin eut le courage d'en parler, depuis le PS ne dit plus rien et Ségolène Royal a improvisé dans l'urgence quelques réponses...
Les socialistes européens sont-ils plus avancés ?
C'est le Labour et notamment Tony Blair qui, parmi les premiers, a cherché à se confronter aux transformations de la société britannique après des années d'échec électoral. Son raisonnement était le suivant : si nous avons échoué, c'est que le monde a changé, le Labour doit donc changer. Le débat a également été déclenché dans le SPD en Allemagne, dans la social-démocratie suédoise, au sein des Démocrates de gauche en Italie, dans le Parti socialiste ouvrier espagnol, au Parti socialiste européen, dans l'Internationale socialiste... Le seul à avoir choisi la politique de l'autruche, c'est le PS français. Qui a diabolisé tout de suite Tony Blair en le qualifiant de «social-libéral» comme certains disaient de Rocard qu'il incarnait «la gauche américaine» .
De son côté, Blair, par exemple, a mis beaucoup d'argent dans les services publics, mais ce geste a été assorti d'une série d'exigences sur l'évaluation des politiques publiques et des projets. En Italie, la gauche, en négociant avec les syndicats, a entamé une grande réforme de l'administration publique avec une volonté de simplification, de transparence envers les usagers ou des augmentations au mérite. Ces gauches-là ont pris des coups, elles ont perdu une partie de leur électorat, mais elles ont réussi à s'ouvrir à d'autres catégories sociales. Elles défendent la nécessité du service public ­ c'est ce qui les distingue de la droite ­ notamment dans certains domaines, comme l'énergie ou les transports, mais s'efforcent de les moderniser.
Il y a donc une singularité idéologico-culturelle française ?
C'est le poids de la culture du conflit, de l'affrontement et de la radicalité, qui vient de loin : la scène primitive se joue avec la Révolution française et se véhicule sur plus de deux siècles. Certes, de nos jours, les Français ne veulent pas la révolution, mais ils sont attachés à l'idée que ce qui compte, c'est le choc et la rupture. L'idée étant que la gauche doit être dure face à ses «ennemis» . D'où la diabolisation de Sarkozy qui ne demandait que ça. La France fonctionne encore souvent sur la trilogie des «anti» : l'anticapitalisme baptisé maintenant l'antinéolibéralisme, l'antiimpérialisme qui aujourd'hui s'appelle l'antimondialisation et l'antifascisme. Ce triptyque est profondément ancré dans l'histoire de la gauche. Pour preuve, ces sondages réalisés chez les électeurs de gauche à propos de l'ouverture vers le centre qui montrent leur opposition à cette perspective, hormis, et c'est important de le souligner car cela indique une grande évolution, chez les sympathisants socialistes. En France, le centre est historiquement associé à la droite et un accord avec lui est assimilé à une «compromission» inacceptable. Cela singularise la gauche française.
Aujourd'hui donc, il n'y a pas de place pour un centre ou une grande coalition ?
A cause de ce système bipartisan, le parti du centre est quasi mort-né, ce qui n'empêchera pas Bayrou d'espérer se représenter en 2012. Le PS tire le constat qu'il n'y a plus d'union de la gauche possible faute de combattants (le PC et les Verts sont anéantis). Il a alors deux possibilités, me semble-t-il. Il peut à l'avenir intégrer en son sein ou dans un autre parti refondé une composante modérée comme le font nombre d'autres partis sociaux-démocrates européens. Ou il peut s'orienter vers une alliance avec le Mouvement démocratique. Pour le moment, c'est quasi impossible puisque Bayrou veut, lui, créer un pôle centriste indépendant. Dans les deux cas de figures, cela supposera que le PS s'engage parallèlement dans une profonde analyse des attentes politiques des citoyens et des changements de la société en abordant des sujets essentiels, comme par exemple celui des salariés du privé ou des jeunes qui ne bénéficient pas des avantages du «socialisme pour une seule génération» ­ selon la formule d'un sociologue italien ­ qui a été mis en place. Il devra aussi engager un véritable travail de pédagogie envers ses troupes. Il s'agira alors de changer son ADN, sa culture, son identité. Cela représente un travail de très longue haleine qui pourrait aboutir à une synthèse des réformismes à l'instar de ce qui s'opère en ce moment en Italie avec la création du Parti démocratique regroupant les démocrates de gauche et les centristes de la Marguerite.
Professeur des universités, historien et politiste, Marc Lazar est directeur de l'Ecole doctorale de Sciences-Po. Spécialiste des gauches communistes et socialistes en Europe et de la politique italienne, il dirige au Ceri (CNRS-Sciences-Po), le groupe d'études et de recherches pluridisciplinaires sur l'Italie contemporaine. Il a notamment publié, avec Stéphane Courtois, Histoire du Parti communiste français, PUF, 2000 ; le Communisme, une passion française, Perrin, «Tempus», 2005, et l'Italie à la dérive. Le moment Berlusconi, Perrin, 2006. Il prépare actuellement un livre sur La Gauche française et les services publics à paraître chez Perrin et un livre collectif sur l'Italie depuis 1945 chez Fayard.

mardi 15 mai 2007

Levée d'écrou

Communiqué de la maison d'Arrêt :

"A 21:15, ce soir, Madame Pensée a été libéré car plus aucune charge n'était retenue contre elle. Conformément à l'article m-457 du code neuronal, elle est désormais libre de vagabonder."

Allez la questionner maintenant. J'avais demandé 24 heures de plus. C'était pas inhumain ?

Temps libre.

lundi 14 mai 2007

Premier interrogatoire

Partageons. Mais quoi ? Nos mots sur l'internet ? Est-ce un début ? Le fond de ma pensée est-il le mieux approprié ? Rien de très révolutionnaire ? Surtout pas ? Mode interrogatif. Caractéristique de quoi ? Le doute qui m'habite ? Ma passion des jeux de mots essaye de ne pas l'emporter sur la question.

Comment la mettre sur une chaise de torture et la questionner justement ? Je l'aurais bien installée, avec des bracelets de cuir qu'on attache avec une grosse boucle de ceinture, aux pieds et aux mains, sa tête retenue par un cerceau autour du front. Elle ne bouge plus. Elle a peur. La question commence pour la question.

Qui a lu les philosophes depuis les grecs jusqu'à Sartre en passant par Kiekegard ? J'en ai lu un petit peu. J'aurais une très mauvaise note sur le sujet. N'ai-je alors pas l'audace de vouloir philosopher ? En faire comme Monsieur Jourdain faisait de la prose ?

Première question : qui es-tu ? (tactique évidente de la déstabiliser, la bonne question , c'est qui suis-je ?) Menacée, elle cède. Tout ce qui t'entoure, répondit-elle. Les milliards d'ondes ? Elle n'avouera pas comme ça, sa part de mystère, elle sait bien qu'elle est protégé par une protection inattaquable. J'ai un trou, fit-elle, un trou... noir.

N'est-ce pas un peu réductionniste que de s'en prendre à la plus petite des questions ? Toujours le misérable, sur la sellette, fait le rôle de la victime expiatoire. C'est la règle. Vae Victis. Ah oui ? Je croyais qu'on avait changé la donne avec le slogan "Aimons-nous les uns les autres". Ce n'est pas de la philosopie, c'est de la politique ?

Allez, on va la laisser regagner sa cellule, on reprendra l'interrogatoire plus tard.

dimanche 13 mai 2007

Hommes et femmes tous libres

On va pas commencer à militer pour le président de 2012

Etre libre ce n'est pas être hostile. L'indépendance, l'autonomie et la liberté sont des devoirs. Pas d'opposition systématique, pas de manœuvres. en tant que citoyen, on est en droit d'exiger que les hommes politiques défendent les questions qu'on se posent en tant que femme et en tant qu'homme. Dans l'idéal, il ne devrait pas y avoir de calculs de carrière. Il faut au moins, une dose de désintéressement. Le lien de confiance que peut avoir un élu est plus important que les bénéfices secondaires du statut de l'élu. Parler à tout le monde et être prêt à travailler avec tout le monde. Libre et constructif et observer scrupuleusement.

Pourtant, je ne le sens pas à l'aise, François Bayrou, pendant cette interview d'Europe 1 ce soir. Est-il agacé par l'ouverture qu'est entrain d'accomplir Nicolas Sarkozy ? Pressé de commenter le nom de Kouchner qui circule comme ministre des affaires Etrangères, il ne peut que regretter que la proposition n'ait pas été faite avant le premier tour. Notre homme politique libre devrait méditer ce proverbe : "on attrape pas les mouches avec du vinaigre".

Les silences de Jean-Pierre Elkabach trahissaient sa perplexité. Dans le fond, il entendait toujours de la langue de bois et tentait de revenir sur un terrain classique de la politique à la Française. Gagnant-perdant, alliances entre partis, allons, Monsieur Baillerou, vous êtes coincé, vous n'avez plus de députés, votre groupe à l'assemblée ressemble à un rêve, vous n'allez plus exister... 45 000 inscrits au MoDem ça ne vous dit rien, se défendait-il.

Je retiens donc de ces derniers jours l'idée que je peux être un homme libre, libre d'abord de pouvoir élaborer ma pensée et de l'exprimer. Si je suis plus enclin à vouloir sensibiliser à la modération, c'est sans doute parce je ne suis pas pour la peine de mort.

Alors, on peut monter un film sur Napoléon réincarné. Ecrire qu'il a été d'un professionnalisme sans erreur dans sa campagne. Qu'il a dit les mots qu'il fallait pour embobiner l'électeur. Ses cartes bien établies et l'état-major aux ordres, il déroulé sa main, abattant carte après carte. Jaurès, l'éducation, Ministère de l'immigration et de l'identité française et dix de der, liquidation de mai 68. Autre proverbe : "qui veut la fin veut les moyens".

Or, il se trouve qu'il fait le contraire de ce qu'on attendait. Comme si on se retrouvait dans un hold-up. Je ne crois pas trop à ces rumeurs sur les personnalités qui prennent le temps de la réflexion. C'est du bla-bla de journalisme. Je sais une chose : il ne s'agit plus pour le petit Nicolas d'être un nervillon excité parce qu'il n'a pas ce qu'il voulait. Arrivé, il est, en président, maintenant il doit penser.

Pas de procès d'intention. C'est perdre son temps.

samedi 12 mai 2007

Sarkozy = Blair ?


Europe ce matin : Nicolas Sarkozy aurait demandé à Hubert Védrine d'être le chef de la diplomatie française. Ce dernier y réfléchit. Suis-je bien réveillé ?

Apparemment, pendant que l'opposition peine à trouver son centre de gravité, notre président joue les pragmatiques. Il semble parfaitement sarko-compatible de ne pas tenir compte des a priori. Encore un adieu. Après mai68, c'est adieu la chiraquie. Le cercle de famille doit s'agrandir. On est prié de laisser sa susceptibilité au vestiaire, la France attend.

Suprême tactique d'un homme immoral* qui ne respecte pas les limites ou poudre aux yeux d'un menteur* professionnel ?
Je suis désolé de poser une question que vous ne manqueriez pas de soulever, rien que pour contredire. N'est-ce pas du procès d'intention, dans ce style nouveau que la Gauche-Gauche vient d'inventer : la grève préventive ? Est-ce qu'il faut absolument faire des pré-manifs ?

Parti Socialiste à huis-clos à la Mutualité, c'est aujourd'hui.

La salle est encore tiède de la fondation du MoDem. Le show était médiatisé. On annonçait la naissance de bébé. Oui, on dit qu'il n'est pas très vaillant, qu'il a du mal à têter, mais beaucoup de nourrices se penchent sur son cas et il devrait sortir de l'unité néo-natalogique bientôt. Que fera-t-il dans la vie ? Vous savez, c'est comme les enfants, on y met plein d'espoir tant qu'on leur donne le biberon mais au premier caprice, on a compris que l'éducation n'est pas une simple partie de plaisir... attendons la crise d'adolescence.

Au PS, c'et la crise du couple. Je connais peu de choses plus dévastatrices que le divorce. Souvent les gens le plus intelligents vont se livrer aux pires mesquineries. Même ceux qui pourraient être conciliants contribuent, en voulant réconcilier, à pointer les attitudes antagonistes. Jamais, l'expression "laver son linge sale en famille" n'aura mieux convenu. Je voudrais que DSK ne soit pas politiquement correct sur ce coup-là. Bien sûr, les législatives sont dans un mois. Si c'est la dernière raison de se transformer définitivement en un parti de godillots, le PS aura enfin atteint son but : ressembler au feu RPR, qui fut, on s'en souvient, un vrai parti de gouvernement.

Pendant ce temps-là, mon petit doigt me dit qu'un certain Sarkozy rêve de devenir le Tony Blair de la France.



* qualificatifs employés par S. Royal lors du débat

jeudi 10 mai 2007

mercredi 9 mai 2007

Manichéisme et Taoïsme

Simplifions d'abord la terminologie : Lao-Tseu dont l'existence n'est pas prouvée aurait écrit le Livre de la Voie et de la Vertu et son enseignement aurait abouti au Taoïsme. Nous parlerons de taoïsme pour réunir ces trois aspects. Disons que le taoïsme s'appuie sur la légende de Lao-Tseu, vers le VIème siècle avant J-C. Bouddhisme, Zen, ont des liens avec l'enseignement de Lao-Tseu. Le comparer au Manichéens, secte importante qui vit le jour au IIème siècle n'est utile que pour opposer les concepts. Le Manichéisme, en tant que "religion" n'existe plus.

Dans ces deux croyances, la recherche de la perfection semble être le ressort des initiés. En commun, ces deux mouvements ont l'incertitude qu'on a à les classer en religion ou en philosophie. Presque mille ans séparent le taoïsme du manichéisme. Leur influence géographique concerne la Chine pour le taoïsme et l'ancien empire perse, pour le manichéisme.

Qui sait qu'au IIème siècle après J.C. "l'église", fondée par un certain Mani, eut de nombreux adeptes de l'Indus à l'Iran et laissa un héritage culturel, comme nombre de miniatures persanes, ainsi qu'une réputation d'ascétisme. De l'église de Mani, il ne reste presque plus rien, plus de lieu de culte, plus d'adepte. Le taoïsme, en passe de devenir une façon de penser pour nombre d'Occidentaux, tout continue.

Tout le monde connaît le yin et le yang mais peu savent que cela se rapporte au taoïsme. Si manichéen a pu vouloir dire hérétique, son sens moderne évoque la sentence définitive. Nous voici devant la grande différence entre les deux concepts. Un peu de noir dans le blanc, un peu de blanc dans le noir et en face, c'est tout noir ou c'est tout blanc. Le concept compréhensif s'oppose au jugement sans appel.

La prophétisation de Mani tend à entraîner l'humanité entière : "Suivez- moi", vous n'avez pas le choix. Du pur manichéisme ! Du Bien et du Mal qui ne se mélangent pas, une seule voie est possible : celle du Bien. Tant pis pour les autres ? Pour se fondre entièrement dans la lumière cosmique, rappelant l'influence du zoroastrisme dans ses origines, le Manichéen prend la voie du Christ et de Saint-Paul. Il appellera également Bouddha. De ce côté, la faute est sur l'homme qui a le pouvoir de vaincre le mal par sinon il sera perdu. L'échec est mortel. L'Église romaine ne tolérera pas ce schisme et persécutera les adeptes.

Le Taoïsme est comme le poisson dans l'eau. Il se mélange avec le confucianisme dans le bouddhisme. S'il montre une voie ascétique, il permet aussi de comprendre que l' homme est tout petit face au Mal. C'est la normalité. La doctrine est là pour l'aider, lui faire trouver le petit point blanc dans le noir. Accroché à lui, l'homme atténuera ses souffrances. Quand on ne peut rien faire d'autre, c'est déjà ça. La compassion et l'acceptation de la souffrance laisse ceux qui ne peuvent pas se protéger du mal avec l'espoir d'une grâce.

Tout est clair à présent, pour un Homme du XXIème siècle qui aurait tant soit peu un savoir universel. Choisir le manichéisme comme mécanique d'esprit peut convenir à celui qui aurait le pouvoir de neutraliser le désordre qui voudrait l'atteindre, capable de construire une bulle où il n'y aurait que le blanc. Quel homme aurait réussi cela ? En revanche, choisir le Taoïsme peut être un chemin vers la Vérité de ce monde, où rien n'est pas parfait, défini comme tel, où l'être humain choisit la minuscule, sachant que son action, même remarquable n'atteindra jamais la perfection du Tout.

Pour conclure, restons donc modestes et citons Lao-Tseu : "L'homme qui sait ne parle pas. L'homme qui parle ne sait pas."

mardi 1 mai 2007

Un schéma de santé : article paru sur Agoravox


Un schéma de santé

Cet essai de schématisation de la santé est à la fois un constat des lieux, avec des éléments critiques et une indication du sens que pourrait prendre le corps médical, du brancardier au directeur d’hôpital, en passant par le professeur ou l’orthophoniste dans une sorte de déontologie commune.


1/ le médecin généraliste en son bureau

Le médecin généraliste a acquis le statut de spécialiste. Il a un travail énorme devant lui.

Travail diagnostique, patiemment établi à l’aide d’une consultation méthodique. Il tend à pratiquer une médecine basée sur les preuves (EBM) Il recueille les éléments dans un dossier médical que l’informatique nous permet de partager. L’utilité et la faisabilité d’un tel système mérite sa mise en œuvre. Nous avons les ordinateurs : tant de papiers, tant de films radio, alors que ces papiers, ces radios, sont bien sagement à éventuelle disposition dans l’ordinateur du confrère spécialiste ou à l’hôpital. Problème de formats, de cryptage ou paresse intellectuelle ? Le dossier médical est à la base d’une bonne pratique ; il est interfacé avec une banque de données médicamenteuses, il est devenu incontournable dans la consultation. L’internet ouvre les portes de la bibliographie et les listes de discussions médicales sont fructueuses, complétant le travail personnel : formation continue, évaluation des pratiques.
Travail social et administratif : rédaction des certificats, remplissage des formulaires, le médecin libéral est un partenaire de fait de la CNAM. Ce n’est pas une relation banale. Associant une volonté de perpétuer la liberté de d’installation et de prescription à la nécessité d’équilibrer le budget kolossal, elle fait du MG un être hybride, parfois prêt à transgresser la réglementation si sa conscience professionnelle l’impose, quitte à être désavoué au tribunal de la Sécurité sociale.
Travail éducatif : la thérapeutique ne se pratique pas du jour au lendemain. Le MG a autorité sur son patient car il est constamment à jour de ses connaissances. Il détient les informations pour dire ce qu’il y a de mieux à son patient. Il ordonne la prescription, pour le bien du malade, avec le temps nécessaire de l’explication qui fera accepter le conseil. Il peut conseiller l’automédication. En cas d’urgence, les malades peuvent s’adresser au 15, selon la gravité estimée par le régulateur, un conseil peut suffire, une ambulance peut être dépêchée, une intervention type SAMU déclenchée. De plus en plus de maisons médicales de garde dont le financement reste à pérenniser permettent jusqu’à minuit le plus souvent de résoudre les soucis de ceux qui cherchent un soin de médecine générale non programmé.

2/ les satellites

a- Les spécialistes de ville ou hospitaliers, leurs plateaux techniques.
Je ne connais pas de spécialistes normalement constitués qui n’aient de la reconnaissance pour le travail du MG. Idéalement, le patient qui se présente à lui est un patient "trié", qui permet un regard désencombré des préliminaires. Il répond à une question précise, confirme le diagnostic, met un œuvre un traitement en partenariat avec le MG. Il donne toutes informations nécessaires pour renvoyer à la surveillance du MG même les thérapeutiques les plus pointues. L’Hôpital est une solution extrême dans le parcours de soins, du fait de sa mise en œuvre couteuse, le MG en a conscience. Il n’en attend pas moins un soin de qualité et un retour d’informations. Là aussi, on attend la transmission électronique.

b/ auxiliaires médicaux
Aux infirmièr(e)s, on peut confier le suivi d’une thérapeutique, la surveillance de l’état général du malade, délégation de soin à IDE spécialisées pour un suivi diabétique, pe, alors que leur activité de ville est devenue petit-à-petit celle d’un aide-soignant. Ils passent leurs journées à courir sans que personne ne parlent de leur burn-out. La prescription de thérapeutiques injectables n’est plus le centre de leur magie, avec la seringue guérisseuse qu’attendait anxieusement le souffrant. Cette vigilance aiguillée doit évoluer vers une fonction de signalement au MG, renforçant les échanges si utiles au patient.
L’aide-soignant hospitalier sait bien que c’est lui qui s’occupe des soins hygiéniques du corps : il faudrait en retrouver en ambulatoire.
Les kinésithérapeutes ont pris leurs responsabilités en acceptant une prescription par "Bilan et soins", cela change le rapport qu’il y avait dans la délivrance d’ordonnances d’x séances, sorte de tickets pour aller chez le kiné sans aucun échange autre qu’un contact au tennis-club. Reste à clarifier les pratiques comme l’ostéopathie dans ce cadre.
Le transport des malades se fait grâce à des ambulanciers ou bien en taxi. Dans les cantons isolés, ne pourrait-on pas imaginer un travailleur social chargé de pallier à l’isolement, d’amener le patient au cabinet médical ?
Un ou une secrétaire médical(e) donnerait au MG plus de temps pour une bonne coordination de tous les acteurs. Bien d’autres auxiliaires médicaux apportent leur contribution à la santé : orthoptistes, podologues, psychologues, diététiciens, orthophonistes... Tous partagent la responsabilité médicale. Ils ont conscience de la noble tâche qu’ils accomplissent. Mais actuellement, chacun fait dans la libéralité des limites d’une prescription qui résume les contacts. C’est dommage.

c/ pharmaciens
Pharmacie donc industrie : elle veut soi-disant notre bien. Et comment ne soigner qu’avec nos belles paroles ? Les Français semblent aimer les médicaments ? Est-ce-que ce serait parce qu’on s’est habitué à avaler une pilule pour résoudre tous problèmes, d’une migraine (tout aussi nébuleuse dans sa pathogénie mais pour laquelle le remède onéreux enfin trouvé (triptans) prétend aller au but) au moindre rhume, en passant par la maladie d’Alzheimer pour qui les anticholinesterases sont peu efficaces. Pas d’argent pour pérenniser un maison de garde mais un budget illimité pour les thérapeutiques innovantes.
Le principe de si-ça-ne-fait-pas-bien-ça-ne-fait-pas-de-mal noircit les ordonnances. Nous devrions renforcer l’indépendance du MG face au lobby pharmaceutique. En privant les patients d’un médicament, me rétorquerez-vous ? L’intime conviction ne suffit pas devant l’expert.

d/ madame la caisse
La solidarité nationale n’est pas du ressort de la MG. C’est l’affaire de l’Etat et il est notable que je n’ai pas vu de différence, quelques soient les gouvernements dont aucun n’a résolu le problème du déficit. Tiroir-caisse toujours ouvert, la CNAM trouve de mauvaises raisons de refuser certaines prestations et paye sans compter les gaspillages. Ce n’est sans doute pas si simple de contenter tout le monde. Deux poids-deux mesures, et pour les cotisations, ce serait pareil ? Comment concilier l’inégalité de la contribution et l’égalité du service ? Ne pas rembourser en dessous d’une franchise ? Ceux qui peuvent payer une mutuelle vont se demander à quoi bon ? Ne pas prendre en charge le petit risque ? Dérembourser les médicaments de base en faisant vraiment de l’OTC dans les rayons des supermarchés ? Limiter les soins coûteux semble impossible dans certains cas médicaux. Qui n’a jamais été sauvé en salle de réa se lève pour réclamer une fermeture de ces salles coûteuses. Madame la Caisse fait ce qu’elle peut.

3 Commentaires-Conclusion

Tout cela dresse un joli tableau idyllique, me direz-vous ? Ajoutez la transparence et on aurait presque résolu le problème. En réalité, la situation de la santé des Français est calquée sur l’état dans lequel elle se trouve économiquement et politiquement. Les acteurs ne pratiquent pas une déontologie commune. Pays riche assis sur son complexe de supériorité, il ne veut entendre aucune restriction. Chacun peut bénéficier des meilleurs soins selon son état. Traduction : on a droit à tout. Et plus rien n’est contrôlable sauf que l’accès au soins n’est pas le même pour tous. C’est là le bémol mais sa correction est délicate. La "sécu" est un peu comme le nœud gordien mais peut-on faire comme Alexandre en tranchant net pour le dénouer ? Avec tant d’acteurs différents motivés par tant de buts différents. l’uniformité du corps médical est à presque une utopie à construire. En prenant le premier rôle dans ce théâtre la MG susciterait à tout le moins des vocations. Il y a une une grande évolution depuis l’apparition des centres 15, la notion de volontariat pour les médecins (régulateurs ou effecteurs) et la prise en charge par la Caisse d’Assurance Maladie (CNAM) des indemnités d’astreinte. La plupart des médecins ont appris qu’il y avait une vie après la médecine. L’autorité du médecin en costume bleu qui sillonnait les routes et visitaient les foyers est remplacée par l’autorité de son conseil avisé au sein de son cabinet où il a toute référence pour gérer les pathologies. Les médecins-conseils sont de plus en plus rigoureux dans l’application du règlement de la Caisse d’Assurance Maladie mais on peut leur opposer un raisonnement médical justifié pour influencer une prise en charge. J’exerce depuis 23 ans la médecine générale en zone semi-rurale. C’est un beau métier. Encore maintenant, je me sens un peu coupable de ne plus mettre mon portable sur ma table de nuit.

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les derniers commentaires

> Un schéma de santé
par Luc DUSSART (IP:xxx.x4.209.77) le 6 avril 2007 à 21H15
Ce que j’aime dans ce schéma ce sont les orbites autour du client. Première liaison forte: avec le généraliste, puis les autres prestataires, spécialistes, paramédicaux, mutuelles et gestionnaires, etc...

Il me semble que dans les couloirs de l’Administration Centrale on a un peu perdu de vue la santé au raz des pâquerrettes (c’est de saison). Si ce premier niveau n’est pas correctement assuré, tous les autres vont se retrouver en difficulté.

http://luc.dussart.org

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> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.13.72) le 7 avril 2007 à 10H10
c’est je crois un peu naïf de ma part de présenter les choses ainsi. Mais si on ne définit pas notre envie d’avenir, à travailler sereinement "en notre bureau", entouré de cohérence médico-sociale, on aura passé une vie à satisfaire une clientèle et à estimer ainsi avoir honnêtement gagné sa vie.

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> Un schéma de santé
(IP:xxx.x9.73.200) le 7 avril 2007 à 08H29
Je me garderai bien de porter un jugement négatif sur ce que vous avez dit, n’étant professionnel dans aucune des branches citées.

Je voudrais seulement rebondir sur ceci: ""Nous devrions renforcer l’indépendance du MG face au lobby pharmaceutique. En privant les patients d’un médicament, me rétorquerez-vous ? L’intime conviction ne suffit pas devant l’expert"".

Qu’entendez vous par ’priver’ les patients d’un médicament ? En ont-ils besoin, oui ou non ?

Vous opposez l’intime conviction à l’expert. Pouvez-vous préciser qui est l’expert, et à quelle intime conviction vous faites référence ?

Pour cadrer ma question je vous dirai que je ne suis pas du tout convaincu que les français aiment les médicaments. Je pense que c’est une légende entretenue.

Pour finir, j’aimerai citer cette phrase qui introduit un ouvrage célèbre: "La médecine actuelle ne s’occupe pas de la santé, elle n’a d’intérêt que pour les maladies". C’est toute la formation des médecins qui est interpellée là.

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> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.13.72) le 7 avril 2007 à 09H34
Il y a dans la prescription, parfois, une poussée de la part du patient, qui s’est informé (internet, associations..) et qui peut vouloir que, malgré une indication faible, des résultats moyens,des effets secondaires non négligeables, "tenter" le traitement. Un exemple est la prescription des médicaments de l’Alzheimer que le MG ne prescrirait pas. Ici, la force des laboratoires, c’est de partir de l’hopital pour initier la prescription. Essayez de dire à un malade qu’il avale ce traitement pour pas grand-chose. Nous voici dans si-ça-ne-fait-pas-de-bien... L’intime conviction: elle ne suffit pas à justifier ce refus. L’amour du médicament en France: ce n’est pas moi qui le dit mes les statistiques. C’est par un mouvement général qe les choses évoluent. Prise de conscience du corps médical, publicité.

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> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.13.72) le 7 avril 2007 à 10H01
réponse un peu rapide, excusez les fautes de frappe.

Pour répondre sur: "La médecine actuelle ne s’occupe pas de la santé, elle n’a d’intérêt que pour les maladies".

Que préférer ? Un médecin sympathique ignorant ou un médecin antipathique savant ? Un peu caricatural posé comme ça, je vous l’accorde.

Le juste milieu: professionnalisation de l’accueil (empathie) et réponse technique irréprochable (compétence). Tout ceci suppposant une pratique "homogénéisée" des médecins.

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> Un schéma de santé
par roland (IP:xxx.x6.184.173) le 11 avril 2007 à 17H32
"L’amour du médicament en France: ce n’est pas moi qui le dit mais les statistiques". voir l’article de jean de kervadouse, directeur du conservatoire des arts et métiers. extraits: "Nous avons la consommation de médicaments la plus élevée au monde, en volume. Pour vous donnez un ordre de grandeur nous dépensons environ 650 dollars par habitant et par an. Les Pays-Bas en dépensent 300"

"Notre système de santé présente quelques particularités. Nous hospitalisons plus qu’ailleurs, avec 251 hospitalisations par millier d’habitants et par an (la moyenne des pays de l’OCDE est de 160)."

"Lorsque l’on regarde les statistiques internationales et l’histoire des systèmes de santé, on voit qu’au-dessus d’un certain seuil de dépenses de soins, qui se situe autour de 7 % de la richesse nationale, il n’y a plus de lien entre l’augmentation de ces dépenses et l’augmentation de l’espérance de vie. Le meilleur exemple: les Britanniques dépenses 2,8 fois moins que les Américains et pourtant, le tiers des Britanniques les plus pauvres vivent plus longtemps que le tiers des Américains les plus riches".

"Nous avons en outre beaucoup de spécialistes (50 % des médecins) alors que la médiane européenne est autour de 70 % de généralistes. Enfin, on dispose relativement de peu d’infirmières puisque nous avons 2 infirmières par médecin alors que les pays anglo-saxons en ont environ 4. Notre mode de production des soins est cher. " in: http://www.infos.actusite.fr/s...

4. Un paiement à l’acte des généralistes qui est une exception en Europe où la règle est le paiement par capitation à un niveau d’ailleurs supérieur au niveau français, mais n’induisant pas la sur-prescription et des visites répétées seule manière d’augmenter en France leur revenu.inhttp://www.medcost.fr/html/eca...

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> Un schéma de santé
par Knock (IP:xxx.x1.146.2) le 8 avril 2007 à 12H38
@ Pallombard:ton article permet de poser les bases de la discussion.

Ta vision est assez libérale (médecine s’entend)....

Il me semble que les médecins généralistes sont de moins en moins cliniciens et ont tendance à vite demander les ex. complémentaires: bio,radio, spécialistes,etc

Je ne suis pas certain que ce soit un réel progrés. Les "patients" que nous sommes ont l’impression d’être, ou sont traités comme, des objets... Certes, il faut tenir compte des progrés de la médecine, les mettre en pratique, mais parfois il y a de l’abus...(les lettres aux confrères avec un petit coeur !).

Plus grave: comment se fait-il que l’on fasse si peu de cas de la médecine préventive et du travail ?

Les "maisons médicales", trés pratiques, mais pourquoi les dispensaires sont en voie de disparition ?

Enfin, je trouve qu’un pourcentage de plus en plus élevé de généralistes rechignent à se déplacer...Pourtant avec les nouveautés "médecins référents", et les revalorisation systématiques des consultations, par rapport à beaucoup de gens, vous n’êtes pas trop mal lotis...

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> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.136.198) le 8 avril 2007 à 19H22
Les MG libéraux sont conventionnés: c’est le système actuel. Comment voir autrement ? La formation doit revenir à la "clinique", s’appuyer sur les recommandations. Le MG peut justifier ses décisions. Malgré cela, l’inflation d’examens complémentaires est, c’est vrai, un problème.

Entre le petit cœur et l’objet, je ne vois pas trop le rapport mais pour répondre: je crois que plus de 80 % des Français sont satisfaits de leur MG. Ils seraient contents d’être des objets ?

La médecine préventive et celle du travail est une réalité, vivace, elle évolue, à l’instar de ces nouveaux tableaux qui imputent en maladie professionnelle les troubles musculo-squelettiques, les arthroses dégénératives du rachis.

De quels dispensaires parlez-vous ?

Pour moi, la visite se limite aux cas strictement nécessaires. Tant qu’il y a une possibilité de déplacement du malade, la consultation doit être favorisée. Combien de rhinopharyngites traitées à domicile, de renouvellement d’une ordonnance pour la tension, etc...

Le sujet des "médecins référents" n’a rien à voir avec la visite: de plus le médecin référent n’existe plus, nous sommes "sous le régime" du médecin traitant. " La rémunération forfaitaire est fonction du nombre de pathologies "Longue Durée" dont le MT a établi le protocole de soins (encore une petite tâche intellectuelle).

Quant à nos honoraires de MG, dont je n’ai pas parlé, s’ils permettent de n’être "pas trop mal lotis", il faut les considérer comme un investissement: l’Euro "donné" se justifie par une meilleure pratique donc une économie globale.

Le cercle vertueux...

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> Un schéma de santé
par roland (IP:xxx.x6.171.59) le 11 avril 2007 à 14H34
c’est très bien de réagir, celà permet de se parler. "les médecins rechignent à se déplacer", cette spécificité est uniquement française, bien sûr que nous nous déplaçons après le cabinet ou entre 12 et 14 h pour nos patients âgés non déplaçables ; mais une fièvre, inconfortable n’empêche aps de se déplacer, et un médein voit le patient dans de bonnes conditions en 10 à 15 minutes la ou il faut 30 minutes et une voiture pour se déplacer. Nous sommes plus disponibles pour le patient et pour plus de patients.

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> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.130.231) le 11 avril 2007 à 17H18
CQFD. D’accord avec toi sur la visite. Je suis persuadé que les gens préfereront comme ça à l’avenir. Mais cela obligera plus les médecins que le public !

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> Un schéma de santé
par roland (IP:xxx.x6.171.59) le 11 avril 2007 à 21H30
attention les caisses d’assurance, de 1999 à 2004, avaient forfaitisé une partie des honoraires pour ces tâches , pour les seuls médecins qui le voulaient, 10% l’avaient fait, c’était "le médecin référent", dont le forfait constituait une prise en charge de la tenue du dossier (très long), aux conseils et au suivi de prévention, (très long): cela a disparu entrainant une baisse de 20% pour ceux qui s’étaient le plus engagés dans ce dispositif ; (soit un équivalent de 10 à 20 % du BNC = bénéfice équivalent du salaire sur 11 mois). L’augmentation des honoraires n’a pas concerné votre généraliste. la réforme de 2004, institue "le médecin traitant" ; argutie sémantique ou votre généraliste est censé faire la même chose 1-le curatif pour lequel il est consulté, 2- la prévention dans la même séance pour le même tarif que la consultation, et en plus, car le patient ne vient pas pour la seule prévention,(mais la ce n’est plus un choix c’est obligatoire) 3-on inclut la tenue du dossier, avec résumé à jour: soit 5 à 10 minutes par consultation 4-lire et noter les lettres des spécialistes d’organe consultés même sans son avis, environ 5 à 7 par jour et la lecture et le report dans le dossier des examens de biologie envr-on 7 par jour, le tout représente au mois 30’ de travail) ; il n’a pas le temps de tout faire et il n’est plus rémunéré pour cela.

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Réponse de l'auteur de cet article
> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.130.231) le 12 avril 2007 à 09H16
Toute une journée de travail bien remplie, tu l’as dit. Le médecin référent a vécu , ne passons pas notre temps à regretter le passé. Une compensation avec le forfait 40 € pour chaque patient en ALD ?

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> Un schéma de santé
par Knock (IP:xxx.x1.146.2) le 8 avril 2007 à 21H03
@ Paullombard: je n’avais pas l’intention de t’agresser, d’autant qu’il est intéressant de discuter avec un MG sur Avox et qu’il est probable que tu sois un bon médecin...

Disons que ta vision sinon idyllique, disons optimiste, de ta profession m’a un peu agacé. Car certains de tes confréres abusent en dépassements d’honoraire, en faisant de la médecine d’abattage (consultation 10 mn),et en jouant un peu à la baballe avec le "réseau", à nos dépens. Sans doute, tu n’es pas des leurs.

Il n’y a pas si longtemps certains lieux de soins appelés dispensaires soignaient les gens peu fortunés, dans un cadre adéquat avec parfois des relais sociaux...Tu vas me dire que maintenant il y a la CMU...

Je vais arréter ma diatribe: tu es heureux et c’est le principal...Une maladie bien française est de nous opposer les uns aux autres, ce qui n’est pas trés constructif, mais peut-être malin pour nous diviser...Bon courage.

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Réponse de l'auteur de cet article
> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x4.136.198) le 8 avril 2007 à 21H32
Tu veux parler des Centres de soins "genre" Médecins du Monde ? J’avoue que je ne sais pas trop la situation actuelle. Dis nous. Il me semble quand même que les consultations de PMI existent partout. A y penser localement, je vois aussi le centre médico-psychologique, l’Assistance Sociale que je n’ai fait qu’évoquer mais qui est un concept, bien entendu, inattaquable. Ce n’est pas le désert social, la France, allons. Beaucoup de personnes participent à la Santé. "La prévention, c’est l’affaire de tous".

Une de mes idées est de limiter son action à son domaine de compétences. Je peux avoir de la compassion, je peux comprendre la douleur, je peux voir que la civilisation est impuissante à régler le problème de la misère. Pour y remédier la médecine n’a pas à pénétrer le social et le social n’a pas à nous demander de résoudre ce qui est hors-champ.

Voilà pourquoi on pourrait être heureux.

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> Un schéma de santé
(IP:xxx.x27.163.130) le 9 avril 2007 à 10H56
par quel miracle les anciens généralistes sont ils devenus spécialistes ? des génralistes qui font 80 actes par jour, ca existe mais je ne le crois pas pour un spécialiste

combien mérite un renouvellement d’ordonnance expédié en 5 minutes surle coin du bureau ? 21€ c’est déjà bcp

et la maman avec ses deux mouflets enrhumés ça mérite 42€ bientot 46€ pour 10 minutes ?

il ne faudrait pas oublier que de plus en plus de français galèrent certains avec 23€ par jour pour solde de tout compte et on voudrait s’apitoyer sur la situation financière des médecins ? ? ? ? ? la france est vraiment devenue n’importe quoi

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Réponse de l'auteur de cet article
> Un schéma de santé
par paullombard (IP:xxx.x0.94.111) le 9 avril 2007 à 11H40
Dans ces 21, bientôt 22, accordé généreusement comme une sorte de faveur dûe à l’ambiance électorale (personnellenemt, je ne m’y attendais pas du tout, je sentais la négociation bloquée) il faut diviser par 2 pour savoir ce qui reste avant impôt.

80 actes par jour, ce sont de rares exceptions. En moyenne, un MG fait 20 à 30 actes par jour. 92 % des Français ont une mutuelle.

Vous-ai-je donné l’impression de me plaindre ? Un précedent com me reprochai presque d’être heureux.

Faudrait savoir.

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> Un schéma de santé
par Knock (IP:xxx.x1.146.2) le 9 avril 2007 à 11H53
Tout malheureux est un heureux qui s’ignore et réciproquement !

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> Un schéma de santé
par Ao (IP:xxx.x1.138.33) le 9 avril 2007 à 13H03
Au sujet des relations entre MG et CNAM, ils me semble que le "partenariat" est présenté ici de façon assez soft. Le MG est présenté comme faisant un peu comme il le sent suivant sa "conscience professionnelle".

Pour ne prendre que 2 exemples de situations où la sécu est mise à contribution sans que cela relève de cette conscience professionnelle:

  • Tout le monde sait bien qu’il est très facile de se faire faire un arrêt de travail de plusieurs jours sans justification
  • Les arrêts "patho" sont devenus quasi systématiques pour toutes les grossesses y compris celles qui se déroulent sans problème

De mon point de vue le "partenariat" est en fait une délégation:

Le MG, au travers de ses prescriptions, entraîne les paiements de la CNAM. Cela signifie que la CNAM délègue au MG la responsabilité de faire des prescriptions justifiées dans le cadre d’une thérapeutique reconnue pour traiter une pathologie diagnostiquée.

C’est d’autant plus une délégation que la CNAM ne "voit" que la prescription, elle ne connait pas les symptômes ni le diagnostic. Sauf contrôle à postériori, le MG est seul juge.

Conclusion:

Le MG devrait rester strictement dans ce cadre: 1-diagnostic, 2-choix de la thérapeutique, 3-prescription. Et chaque étape doit être menée avec une rigueur et une intégrité totales.

On ne peut pas continuer à creuser le trou de la Sécu: chaque MG ainsi que chaque patient doit se sentir responsable des dépenses qu’il engage.

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Réponse de l'auteur de cet article
>La Médecine n’est pas la Politique.
par paullombard (IP:xxx.x4.136.198) le 9 avril 2007 à 15H44
Chaque anomalie est de plus en plus regardée par la CNAM. Le problème des arrêts de travail illustre bien ce que je voudrais définir comme limites à notre champ d’action. Si, par exemple, on pouvait "prendre" trois jours sans nécessiter l’excuse du papier officiel, non seulement le médecin ne se trouverait pas à mélanger social et médical mais le patient serait un citoyen responsable. Libre à lui de rattraper ces trois jours en les imputant sur des vacances ou sur des RTT. C’est de la politique sociale. Il y a une habitude hexagonale à la gestion des souffrances au travail par la médecine. Le MG a ici la ressource de contacter son collègue Medecin du Travail. Allons dans cette direction.

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