La recherche privée dénonce les arrachages d'essais OGM
YVES MISEREY.
Publié le 04 juillet 2007
Le semencier Limagrain déplore que la politique de transparence sur les essais d'OGM conduise trop souvent à des actions d'arrachage.
AFP/Bonaventure
AFP/Bonaventure
Le directeur général de Limagrain menace d'expatrier la recherche hors de France et affirme que la segmentation des filières devrait s'accentuer dans les prochaines années.
LES « FAUCHEURS » d'OGM ne désarment pas. Dans la nuit de vendredi à samedi, à Malintrat (Puy-de-Dôme), ils ont presque entièrement détruit une parcelle d'essai de maïs transgénique en plein champ. Opposés à l'utilisation des OGM en agriculture, les « faucheurs » présentent leurs destructions, condamnées plusieurs fois en cour d'appel, comme un acte de désobéissance civile.Les essais réalisés par la société Biogemma portaient sur la tolérance à la sécheresse et sur la précocité de floraison. Curieusement, une autre parcelle de production de semences de maïs conventionnel a également été détruite sur la commune de Bergonne, dans le Puy-de-Dôme. Selon les enquêteurs, l'arrachage a été fait à la main. Ils ont relevé les traces de quatre ou cinq personnes dans le champ. L'enquête a été confiée aux brigades de gendarmerie de Pont-du-Château et Saint-Germain-Lembron.
La France : un pays de cons ... Je voudrais que ces arracheurs se posent cette question : Dans cinquante ans, que regrettera-t-on le plus ? Avoir développé les OGM ou avoir renoncé à les utiliser ? Sachant qu'on ne revient pas en arrière et que les si ne consolent que les idiots.
Si j'avais su est aussi bête que de ne l'avoir pas fait exprès.
