mercredi 27 juin 2007

Clubic.com

Brève Business Internet

Il y a quelques semaines, nous avions évoqué dans nos colonnes un site Web baptisé « Utube » qui se plaignait du succès remporté par « Youtube » et d'une trop proche ressemblance phonétique. Du fait de cette « ressemblance », Utube aurait enregistré un nombre (trop) important de consultations, notamment depuis le rachat de Youtube par Google. Un flot de visiteurs inattendu qui a rendu le site indisponible pendant de très longues périodes (voir la brève Insolite : YouTube énerve le créateur de Utube).

Aujourd'hui, visiblement exaspéré, le fondateur de Utube (spécialisé dans la conception de tubes et de tuyaux) annonce qu'il a déposé une plainte contre le spécialiste de la vidéo sur Internet. La plainte en question précise que « la proximité des noms Youtube et Utube confond les internautes. Universal Tube précise que son trafic est passé de 1500 visiteurs/mois à plus de 2 millions, ce qui a longtemps paralysé le site ».

Le fondateur de Utube s'explique : « tout cela représente d'énormes dépenses et une perte de temps. Désormais, le contact avec nos clients a été rendu difficile, nous craignons de perdre des ventes [...] Nous avons notamment été contacté par la police autrichienne qui nous accusait de diffuser de la pornographie pédophile sur notre site. Cela me touche personnellement et cette confusion meurtrit notre business ».

La plainte déposée demande notamment que Youtube cesse d'utiliser son nom de domaine « Youtube.com » ou paie intégralement Utube pour mettre en place une nouvelle marque. « Nous étions les premiers à employer ce nom, il y a 10 ans de cela. Maintenant, je pense qu'un changement de marque complet va prendre des années [...] Je ne suis pas du genre à déposer des plaintes pour n'importe quoi, mais mon entreprise est flouée par cette situation », s'insurge le dirigeant de Utube. Maintenant, il y a de fortes chances pour que l'affaire se règle devant les tribunaux, à moins que Youtube / Google approchent Utube pour trouver un accord à l'amiable.

Dessin Clubic (c) - Google rachète YouTube
Youtube a été racheté par Google il y'a trois semaines pour 1,65 milliard de dollars US
Clubic.com

lundi 25 juin 2007

Passant pour l'imbécile de service comme approbateur de la Constitution Européenne et ayant voté oui, je trouve positif que l'esprit d'union reprenne de la vigueur. Oui, dans ce cas, le volontarisme est utile.

Faites voter à nouveau les Français, ils rediraient non. Sur un texte simplifié, on entend déjà les critiques subtiles de ceux qui, dans le fond, sont anti-européens. Ceux qui n'accepteront l'évolution que quand ils auront des garanties à 150 %. Comme si dans leur vie ils avaient une telle sécurité ! Suspicion légitime, ça s'appelle.

Pendant ce temps-là, les chances de paix dans le monde repartent à la baisse.

Donnons le travail à ceux qui sont les plus compétents de faire un équilibre entre les pays européens, pour que cette Europe dont on voudrait être fier, existe enfin.

dimanche 24 juin 2007

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/06/une-constitutio.html

Une « Constitution moins »

0622_sommet_18_2L'accord auquel sont parvenus les Vingt-sept à 4h30 du matin, samedi, après avoir surmonté non sans mal les blocages britannique et polonais, va permettre de sortir de la crise constitutionnelle ouverte par le double « non » franco-néerlandais de 2005. « L’Europe qui ne bougeait plus s’est remise en mouvement », s’est félicité Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse organisée dans la foulée. A la différence de Jacques Chirac, assis, seul, derrière un bureau, avec une série de notes devant lui, Sarkozy a parlé debout, derrière un pupitre, sans note, en compagnie de Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française, et de Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes.

Le Président de la République n’a pu résister au plaisir de souligner qu’en un mois et demi, plus avait été accompli qu’en deux ans… Les oreilles de Chirac ont dû siffler. Le chef de l’Etat était d’autant plus satisfait que le compromis entre les pays du « oui », ceux du « non » et ceux qui ne voulaient plus de la Constitution européenne s’est fait sur sa proposition de « traité simplifié » : « cette idée (…), c’est la France qui l’a porté depuis le début ». Autant dire que le succès de ce Conseil européen est en bonne partie le sien.

Cela étant, un seul homme, aussi volontariste soit-il, n’aurait pas pu emporter la décision, même si son entourage cherchait à le faire croire. Ce Sommet a une nouvelle montré que le moteur franco-allemand, lorsqu’il fonctionne harmonieusement, est décisif. Nicolas Sarkozy l’a reconnu : « on a travaillé main dans la main avec Angela Merkel ». Paris et Berlin s’étaient manifestement répartis les rôles : pendant0622_sommet_23 que la chancelière négociait en bilatérale avec les délégations qui avaient des revendications particulières, le chef de l’Etat, lui, cherchait à amadouer la Pologne. Face à la germanophobie délirante des jumeaux Kaczynski qui n’ont toujours pas compris que la Seconde guerre mondiale était terminée depuis plus de soixante ans, mieux valait effectivement laisser la France en première ligne. Sarkozy, malin, s’est adjoint les services de Tony Blair, de José Luis Zapatero et, surtout, de Jean-Claude Juncker afin de convaincre Varsovie de ne pas poser son veto. Le Premier ministre luxembourgeois, doyen du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement (il y siège depuis janvier 1995), a vu son rôle salué par le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek : « dans le round final, c’est le négociateur en chef Jean-Claude Juncker qui a fortement contribué au processus en incitant ses homologues à renoncer certaines revendications ».

L’accord trouvé le 23 juin au matin porte sur la presque totalité du futur « traité simplifié » qui n’a de simple que le nom : « le traité constitutionnel était un traité aisément compréhensible, ceci est un traité simplifié qui est très compliqué », ironise Juncker, très en forme malgré l’heure matinale. De fait, comme cela se faisait avant l’épisode constitutionnel, le futur texte, négocié dans une parfaite opacité, va amender les traités existants, c’est-à-dire le traité sur l’Union européenne (issu pour l'essentiel du traité de Maastricht de 1992) et le traité instituant la Communauté européenne (le traité de Rome de 1957 amendé par l’Acte Unique de 1986, par le traité de Maastricht de 1992, par le traité d’Amsterdam de 1997 et par le traité de Nice de 2000). Ce dernier s’appellera désormais : traité sur le fonctionnement de l’Union et il comprendra la totalité des politiques communautaires.

La Conférence intergouvernementale (CIG) qui s’ouvrira le 23 juillet prochain, sous présidence portugaise de l’Union, devrait s’achever à l’automne. José Socrates, le Premier ministre portugais, a indiqué qu’il espérait que les futurs textes pourraient être adopté lors du sommet informel de Lisbonne des 18 et 19 octobre prochain. Ils pourraient ainsi entrer en vigueur début 2009, juste avant les élections européennes du mois de juin.

Dsc04162 Vu l’extrême précision du mandat donné à la CIG par les Vingt-sept, les diplomates auront pour l’essentiel un travail de rédaction à effectuer. Par rapport à la défunte Constitution, peu de novation : en réalité, on a manié le ciseau, supprimé tout ce qui pouvait faire penser à une Constitution et qui n’était pas véritablement opérationnel (l’essentiel du préambule, les symboles, l’appellation « loi européenne » et « loi cadre européenne » à la place de règlement et directive, le ministre des affaires étrangères de l’Union qui devient un simple « Haut représentant », etc), et gardé le reste en l’éclatant dans les traités existants. Par exemple, la « clause sociale horizontale » ou l’article préservant les services publics ont survécu à ce travail de découpe, tout comme le passage à la majorité qualifiée d’une quarantaine de nouveaux domaines.

S’il n’y a pas d’avancées supplémentaires dans l’intégration, il y a des reculs : « la lecture des notes de bas de page est passionnante », confie un diplomate : « c’est là qu’on a détricoté des acquis, en petits caractères ». Ainsi, si la Charte des droits fondamentaux garde son caractère juridiquement contraignant, elle n’est pas reprise in extenso dans les traités (elle reste un texte à part) et surtout la Grande-Bretagne en est exemptée. De même, le principe de subsidiarité est renforcé : si une majorité des Parlements nationaux appuyé par 55% des Etats membres et/ou une majorité simple du Parlement européen estiment qu’une proposition de la Commission empiète sur les compétences des Etats, celle-ci est abandonnée. Il est aussi désormais prévu que les Etats pourront retirer des compétences à l’Union (ce qui allait de soi, mais est clairement dit désormais). Un dispositif de freinage dans le domaine de la sécurité sociale et du droit pénal est institué : un Etat peut saisir le Conseil européen d’une proposition de la Commission. Si dans les quatre mois, celui-ci n’a pas décidé à l’unanimité de poursuivre son examen, elle est abandonnée. Dans le domaine du droit de la famille, ce véritable droit de veto bénéficie à chaque Parlement national. Enfin, last but not least, la Grande-Bretagne obtient un opting out généralisé dans le domaine de la justice et des affaires intérieures : elle ne pourra pas bloquer mais sera libre de participer ou non.

Le « paquet institutionnel », lui, n’est quasiment pas modifié: présidence stable du Conseil européen, réduction de la taille de la Commission à partir de 2014, extension des pouvoirs du Parlement européen, possibilité pour un million de citoyens de demander une réglementation, personnalité juridique de l’Union, création d’un service diplomatique européen, etc. Seule l’entrée en vigueur du vote à la double majorité au sein du Conseil des ministres (55% des Etats représentant 65% de la population) a été reportée de 2009 au 1er novembre 2014, pour amadouer la Pologne. En revanche, aucun des seuils n’a été0622_sommet_14 modifié contrairement aux rumeurs qui ont couru durant le Sommet. Concession supplémentaire faite à Varsovie : entre 2014 et le 31 mars 2017, un seul Etat pourra demander à revenir, lors d’un vote, au système de la pondération des voix tel que prévu par le traité de Nice. Pis : entre le 1er novembre 2014 et le 31 mars 2017, si des Etats membres représentant au moins 75% de la population ou au moins 75% des Etats membres nécessaire pour constituer une minorité de blocage (soit 75% de 46%...), le compromis de Ioannina s’appliquera : autrement dit, on poursuivra la discussion pour essayer de parvenir à un consensus. A partir du 1er avril 2017, les seuils pour faire jouer Ioannina passera à 55% de la population et à 55% du nombre d’Etats membres nécessaire pour former une minorité de blocage (soit 55% de 46%). Une belle usine à gaz. La racine carrée polonaise n’aurait-elle pas été plus simple ?

Au final, les espoirs du « non » de gauche sont déçus : nul « choc salutaire », nul Constitution sociale à l’horizon. Le « non » a eu pour effet paradoxal de redonner la main aux Etats et à leurs égoïsmes nationaux. La "Constitution plus" espérée n'a même pas été évoquée par les gouvernements. Le "non" a finalement accouché d'une "Constitution moins". Reste que le détricotage du traité constitutionnel est heureusement limité. Son ossature est là et bel et 0622_sommet_19 bien là. Si aucun incident de ratification ne survient, l’Union pourra enfin refermer ce chapitre institutionnel ouvert il y a dix sept ans, à la chute du communisme.

La seule satisfaction qui est finalement accordé au "non" de gauche est la disparition de la « concurrence libre et non faussée » des objectifs de l’Union : « c’est un moyen au service du marché intérieur », a expliqué Nicolas Sarkozy. « Il ne s’agissait pas de faire le traité du libéralisme expliqué à tous les Européens. Il s’agit de tourner le dos à l’idéologie, au dogme et à la naïveté . On peut considérer que c’est de la politique. Mais c’est peut-être parce qu’on n’a pas fait assez de politique qu’on s’est retrouvé avec une Europe dans laquelle les gens ne se reconnaissent plus ». Juste mais ironique dans la bouche d’un Président conservateur… Fallait-il un "non" pour en arriver là?

mardi 19 juin 2007

Sacré Nicolas

Alain, tu flottes comme une baudruche à la surface de l'eau, raconte Jean-Pierre qui s'accroche à sa traine. Les pluies de printemps ont fait grossir les torrents et les rivières qui charrient à présent le limon. Le cours des fleuves n'en sera que plus nettoyé. C'est une forme de regénérescence, une vie nouvelle qui aurait tendance à faire table rase.... tiens ça me rappelle quelque chose.

Et alors, notre président, toujours aussi imprévisible nous fait ce que les Français dans leur génie politique incomparable et supérieur n'ont pas su faire à l'assemblée : un mélange harmonieux de la société pour tenir les commandes : black-blanc-beur qu'ils ont dit à Europe 1.

Ainsi, que Fabius prenne la présidence du groupe socialiste devient carrément du roman de gare. Qu'Hollande et Royal ne vieillissent pas ensemble fournira peut-être un peu de papier à la presse pipol mais Strauss-Kahn, qui a bien tiré son épingle du jeu ira-t-il présider la commission de Finances ?


Le nouveau gouvernement comprend 15 ministres, en plus du Premier ministre François Fillon :

Piquée sur Libé, voici la liste :

MINISTRE D'ETAT

Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables;
MINISTRES

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales;
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes;
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi;
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement;
Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice;
Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche;
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité;
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale;
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche;
Hervé Morin, ministre de la Défense;
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports;
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville;
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication
Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

SECRETAIRES D'ETAT

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement;
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes ;
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement;
Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques;
Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Travail, chargée de la Solidarité;
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports ;
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l'Ecologie, chargée de l’Ecologie;
Christian Estrosi, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, chargé de l’Outre-mer;
André Santini, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Budget, chargé de la Fonction publique;
Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et de la Francophonie;
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé des Entreprises et du Commerce extérieur;
Fadela Amara, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du Logement, chargée de la Politique de la ville;
Alain Marleix, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants;
Rama Yade, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et aux droits de l’homme;
Luc Chatel, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l'Economie, chargé de la consommation et du tourisme;
Bernard Laporte, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports auprès de la ministre de la Santé et des Sports, sera nommé fin octobre, après la coupe du monde de rugby.

HAUT-COMMISSAIRE
Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

ça vous évitera de chercher sur le net ! Dis Jo, il a été élu le maire de Concarneau ? ça m'éviterait de chercher sur le net




Un mot, quand même sur l'ineffable Santini dont on ne dira jamais assez le flair politique.

La naïveté n'est décidément pas une qualité pour faire carrière.


Ah bon lecteur Salut !

mercredi 13 juin 2007

lundi 11 juin 2007

Essayons de faire le point

D'abord quelques nouvelles de la pensée. Figurez-vous qu'elle est revenue. D'elle même. Oui. Elle s'est présentée, libre, disponible dit-elle, pour répondre à toutes les questions.

Alors, la politique française se place face à elle, forte de tous les bavardages entendus ci ou là. Le fond de ma pensée est sollicité.

Un grand vide réflexif s'impose alors, comme si je ne savais plus quoi dire. Comme si les portes du cerveau s'étaient fermées. Je ne suis pas le seul. Une espèce de sidération mentale s'empare de beaucoup de personnes qui répètent en boucle que la défaite n'est qu'un premier pas vers la victoire. Faire comme si on avait encore une ligne de défense, ne pas donner l'air de n'être devenu qu'une façade, une raison sociale, une boite aux lettres.

Mais si l'on est pas un inactif, que faire ? S'asseoir au bord de la rivière et attendre de voir passer le corps de son ennemi ? Dans ce cas, j'emporte la canne à pêche, ça risque d'être long, la vague bleue a tout pris, les places, les postes, les clés et même la dialectique. Elle a mis du temps à l'apprendre, sa rhétorique de la gagne en phase avec son temps mais elle la tient bien maintenant, à chaque tour de tchatche, elle met l'adversaire au tapis : "vous ne proposez rien, vous ne faites que critiquer, vous n'êtes pas du même avis entre vous"... Rachida dans ses œuvres, ajoute ses yeux noirs et tu tombes raide mort ;+).

L'enthousiasme a besoin de motivations et la perspective politique de ces cinq prochaines années pour une opposition qui est éparpillée semble morose. Est-ce-que le PS pourrait l'incarner ? Je cite un de mes amis blogueur sur WSL :

Dès la minute qui a suivi l’annonce des résultats, trois tendances ce sont fait jour au sein du PS :
· Celle de la candidate qui a tenté de prendre le contrôle du Parti avec pour seul objectif la présidentielle de 2012 !
· Celle de DSK qui appelle à une refondation du Parti, prenant en compte le monde tel qu’il est.
· Celle du compagnon de la candidate, fidèle à lui-même, qui suggère de ne rien faire et d’essayer de limiter les dégâts aux législatives ... "

Bon, c'est dur à entendre, surtout si on pense que Royal peut incarner une réponse politique mais à l'entendre encore dimanche soir, toujours partant d'un ton pathétique mièvre pour finir en harangue légèrement agressive, je me mets à penser qu'elle ferait mieux de prendre un poste de DRH. A mon avis, elle en a le profil.

Le MoDem ? La rentrée parlementaire sera moqueuse pour les heureux députés qui auraient tiré leur épingle du jeu électoral. Tu le vois le Bayrou, possiblement seul député d'un groupe qui ne sera pas ? Probablement fini pour lui aussi. Les adhérents sont une force réconfortante qui ne suffira pas, pour l'heure, à contrer la vague bleue.

S'achemine-t-on vers un système de parti unique ? L'immense majorité devient diverse. L'ouverture déjà réalisée, je le souhaite, se poursuivra. Elle a cinq ans devant elle. Sans substrat, l'opposition sera réduite aux procès d'intention et sera en perpétuel port-à-faux. Il n'y aura pas que des succès dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Mais, si l'on taxe actuellement de sectarisme ceux qui se sont opposés dans les urnes à ce sarkosysme naissant, on aimerait trouver chez eux le respect pour des personnes qui ont pensé écrire l'histoire autrement. Vivre sans rêves n'est pas concevable, vivre en croyant que le volontarisme est l'ultime clé des portes qui s'ouvrent sur les solutions me fait un peu sourire.

Je compte donc sur la malignité rouée de notre Président pour ne pas tomber lui aussi, dans ce piège.

dimanche 10 juin 2007

ON PEUT RANGER SA CARTE ÉLECTORALE ...

Législatives 2007: les résultats du premier tour
Saint-Cézaire-sur-Siagne - 9ème circonscription (06)

Inscrits 2 629
Abstentions 903 ( 34,35%)
Votants 1 726 ( 65,65%)
Blancs et nuls 22 ( 1,27%)
Exprimés 1 704 ( 98,73%)

Michèle TABAROT ( UMP )

48,94% ( 834 voix)
Elu


André ASCHIERI ( app. Verts )
40,79% ( 695 voix)

Jean-Marc DEGIOANNI ( FN )
4,64% ( 79 voix)
François MARCHIVE ( LCR )
1,29% ( 22 voix)
Pascal DUCREUX ( div. écol. )
1,12% ( 19 voix)
Maurice MASSA ( CPNT )
0,94% ( 16 voix)
Hugo DEBONNET ( MPF )
0,70% ( 12 voix)
Johanne DE JOUVANCOURT ( MNR )
0,70% ( 12 voix)
Béatrix ARRII ( div. écol. )
0,47% ( 8 voix)
Nadia PUTZOLU ( LO )
0,41% ( 7 voix)

et pour la circonscription :


ALPES MARITIMES
9ème circonscription
Député sortant: Mme Michèle Tabarot
Gagnant En ballotage
UMP
Michèle TABAROT
53,13 %
35 021 voix
VEC
André ASCHIERI
37,50 %
24 719 voix
FN
Jean-Marc DEGIOANNI
4,53 %
2 988 voix
ECO
Pascal DUCREUX
1,18 %
781 voix
EXG
François MARCHIVE
1,17 %
774 voix
MPF
Hugo DEBONNET
0,69 %
458 voix
CPNT
Maurice MASSA
0,48 %
316 voix
DIV
Béatrix ARRII
0,45 %
298 voix
EXD
Johanne DE JOUVANCOURT
0,43 %
285 voix
EXG
Nadia PUTZOLU
0,41 %
273 voix