samedi 26 janvier 2008

Pour un anti-sarkosisme raisonné

Il est petit, il est laid, il a des tics, c'est un escroc, il bafouille, c'est qu'il s'est bourré la gueule avec Poutine. Qu'il ait calculé de rester uni à Cécilia pour faire couple dans sa course à la présidence aura été une magnifique interprétation, poussée jusqu'au deuxième acte de l'installation. "Ma chérie, tu ne peux pas me faire ça pour le moment, on doit rester mariés, laisse moi le temps des élections après, on reprendra chacun notre chemin " . Ça me parait plausible, c'est une chose pensable à écrire dans un blog, pas une chose journalistique. Non, on serait accusé de faux procès. Ce qu'on n'accepte pas chez l'autre, il ne faut pas l'accepter pour soi. Disons que nous pourrions être des observateurs de second rang, les medias étant aux premières loges. Depuis quelques jours, que ça dans la presse, Carla Bruni ira, ira pas ? De deux maux il faut choisir le moindre. Il y avait sans doute plus de gain à rassurer la gent bien-pensante qu'à faire pleurer les amatrices d'histoire d'amour dans leurs Closer. Il faut jouer serré. Comme quand à la réunion avec les patrons Indiens, M. Mittal se trouve à 5 mètres de lui, c'est l'occasion de lui dire deux mots, ne manquant pas de rappeler qu'il a de très bonnes relations avec lui. Il le verra à Paris, pas entre le tourniquet de l'hôtel et la limousine (syndrôme strauss-kahnien) et personne ne sait alors si ... alors, si elle avait été là, comme on le croyait, pour aller visiter le Taj Mahal ... déjà, avant le voyage, on savait qu'elle ne prendrait pas l'avion; voyage officiel, problème de protocole. 5 minutes d'un grand reporter sur savoir si peut-être elle va le rejoindre d'ici demain. Exemple flagrant de ce qu'on ira ensuite reprocher à l'intéressé qui parle de tout autre chose avec les Indiens. Faux procès. En même temps visiter l'endroit sans sa chérie, franchement, il est nul : pas possible sans Carla !!!

Il ne fume pas, il ne boit pas. Cela cache quelque chose, une perversion, un truc. Carla pourrait-elle nous en dire quelque chose ? Y-a-t-il à apprendre de tous ces livres-vérités, autant de torchons à jeter, fait pour vendre du papier ? Rien qui fasse la Une en relais, apparemment . La vie doit être trépidante pour lui, à cette heure. Quand on est président de la République, on a mille chose sà faire et à penser. On est une machine irréversible. De Gaulle le sévère, Pompidou le filou, Giscard le malin, Mitterand le rusé, Chirac l'impassible, Sarkozy ? Encore trop tôt pour le dire ? L'affairiste, l'homme pressé, le salaud, le calculateur, l'intriguant, le débaucheur, l'irrespectueux, le goujat, le mufle, l'inconséquent, le tragi-comique, le petit chef, le compromis ? A son actif, la gestion des dernières crises. Moins de vagues dans les universités, syndicats aux tables de négociation, retraites. J'en donne pas cher de ce gouvernement, parfois quand je vois les manifestations. Force est de reconnaitre que la rue n'a pas encore déboulonné l'élu. Rassurez-vous, antisarkosistes, la vie est pleine de surprises et l'heur n'est pas toujours au rendez-vous de l'Histoire. S'il est vraiment aussi pervers que d'aucuns pensent, il n'ira pas loin. Il se cassera la gueule, finissant dans une clinique bourré d'anti-depresseurs et pourra, la main sur l'estomac, s'exclamer devant tous les docteurs : "Vive l'Empereur" !

Finalement, on a mis en place à l'Elysée un homme sorti du rang, en dehors d'un passé aristocratique est-européen, région du monde où les régimes monarchiques issues de l'Empire austro-hongrois n'ont pas survécu au vingtième siècle. La plupart des citoyens approuvent l'économie de marché, mais il faut encore considérer les patrons comme des ennemis. C'est sûr, c'est pas la même planète, Paris Hilton qui fréquente ce qu'il y a de mieux , croisant ceux qui peuvent s'en offrir autant. Comme Gainsbarre et ses 500 balles, ils s'allumeraient leur clop s'ils n'étaient pas devenus non-fumeurs. Sarkozy n'est pas responsable de ça. Je serais plus en accord avec une société de solidarité telle que l'imagine la gauche besancenottiste , expliquant facilement qu'il n'y a pas de raison sociétale à maintenir une économie basée sur l'existence du pauvre et du riche. Tous les grands hôtels , tous les yachts, toutes les résidence somptuaires de la Cote-d'Azur pourraient vous témoigner à quel point ces riches sont l'argent de ces pauvres qui ont de plus en plus de mal à se loger dans un environnement immobilier sur-côté. Oui mais l'argent incontournable maintient les barrières. Alors comment faire ? Soyez sages. Acceptez votre condition. Faites de votre mieux tous les jours. Elevez vos enfants dans le respect des autres. Enseignez leurs des valeurs de patience. Apprenez leurs à guetter le bon moment pour poser une question. Qu'ils se tiennent droits. Garantissez leurs une vie sans guerre et sans misère. Dans notre petite France, nous sommes comme des enfants agités autour de vieilles questions, attachés à des nostalgies napoléoniennes. A la fois admiré et haï, le plus grand criminel qu'on ait eu au pouvoir représente le plus grand paradoxe de notre pays. Ayant pillé les caisses et fait une boucherie de la jeunesse, on lui a réservé un tombeau à sept couches au beau milieu des Invalides.

Non, je ne m'égare pas, je suis le fil de la conversation. Sarkoléon n'a pas mitraillé la foule à la demande du Directoire, n'a pas pris le pouvoir par un coup d'état, , n'engage pas la France dans une politique guerrière. Se discute ici son atlantisme. Il faut savoir aimer les Américains pour ce qu'ils sont. Les avoir comme amis est sans doute préférables que de cultiver une animosité idiote quand tous nos "bons" vont là-bas pour travailler et pas dans la balayure. Quand on se gave de leurs feuilletons pour passer le temps.

Qu'est-ce que cherche un homme ? Quel est son moteur ? Au fond qu'est-ce qui l'anime ? Etre le plus fort , le premier, le gagnant, le tombeur, le flambeur ? La vérité, la compassion, l'amitié, l'amour, la joie, ? Recherche-t-il les peines ? Dans un effort intense de méditation, recherche-t-il une issue ? Qu'a-t-il construit et q
ue bâtissent-ils , les nouveaux seigneurs , sinon des châteaux qui montrent leur puissance ? Le rêve du parvenu ou la folie du riche ? Difficile de comprendre, il est un océan qui sépare les mortels, un océan de difficultés imbibées de contradictions encombrées de traditions. Maladies comportementales à grande échelle, lançant le défi aux générations futures : résolvez les problèmes, les petits , les grands, le chat de ma grand-mère, la fonte des glaces, la baguette trop chère, le voisin détestable, le pétrole qui flambe, la bourse qui descend, la condition ouvrière, la retraite et la pétanque, le camping sauvage et la marie-juana, le maïs transgénique , les lobbies de toutes sortes, l'administration, le Saint-Sacrement, l'andouillette d'Arras et le Rotary-Club, les légions islamistes et les danseuses du ventre, l'enfant né au Darfour, la machette pour arme de guerre, les enfants enrôlés, l'éducation ratée et tout à pardonner...

Bâtir une forteresse est une idée raisonnable. Le fond de commerce général. Faire son petit château fort à soi, avec des douves, ses donjons, son pont-levis. Ses gargouilles, ses meurtrières, ses créneaux, sa herse. Du haut de sa tour, Anne ne voyait rien venir. Les despotes ridicules et autres soi-disant maîtres du monde n'ont fait que passer. Qu'est-on devenu sans eux ? Dans son petit studio, le roi n'est pas son cousin, se dit-on. Bien qu'acculé, l'ego se réfugie dans une justification intellectuelle pour un peu de compensation matérielle. Tous ces grands, ne sont pas plus heureux que moi. Pourtant, je participe à l'économie générale. Je fais partie des statistiques. J'habite un hôtel particulier chez Maman et je ne m'intéresse pas à l'argent. Mon seul souci est le rose du costume. Si tout est politique, soyons clairs. Difficile d'être sérieux dans les conditions actuelles. Même les plus branchés sont les plus décalés. Triste constat d'anti-productivisme ou vérité éclatante du mécanisme profond de la société ?

Il n'aurait dû rien dire sur Mai 68, quand on voit la vie dissolue qu'il mène. C'est qu'il faut un compteur pour le Nicolas, maintenant. Trois épouses officielles , vous me direz, c'est un peu moins compliqué que le décompte pour Carla. J'espère que la majorité ne porte pas de jugement là-dessus. La vie privée, même derrière des casernes, ça existe, non ?

mardi 22 janvier 2008

L'aveu poétique


Il faut pourtant que je te gronde,
Toi venue dans mes milliards d'ondes,
Oui, toi entrée par la fenêtre
Avec tes atmosphères champêtres.

Derrière satin à contre-fil
Ou draps de soie aux mains habiles,
Je deviens celui qui attend
Éternelle rose entre les dents.

Comme un oiseau pour sa becquée
Je piaille dans ton nid douillet,
L'adrénaline surexcitant
Ma peau et tout le corps brûlant

D'un feu dévoré par le souffle
A croire qu'il en devient ouf, le
Mec l'avouant dans un poème :
Il a envie de te dire je t'aime.

dimanche 13 janvier 2008

samedi 12 janvier 2008

Ni plus ni moins qu'un autre

Non mais qu'est-ce qu'on me reproche ? De dire la vérité aux gens ou de ne pas dire toute la vérité ? Mais est-ce qu'on peut dire toute la vérité ? Oui, j'ai parlé de la civilisation. J'en parlerai encore. Ce n'est pas tant les moyens qui manquent que les manières de les utiliser. Et voyez les mauvaises manières. Vous tendez la main, on vous crache dedans. C'est jamais assez bien. C'est toujours calculé, pensent-ils. Où va se placer le snobisme ?

Pour qui se prend-il ? Le meilleur d'entre nous ? Cette façon de faire la leçon en empruntant une rhétorique républicaine qui est le fond de commerce de la gauche devient insupportable. On est déjà en slip, ici, un peu de commisération. Puisque c'est ainsi, on n'ira pas faire la claque à l'Elysée. Il peut se les garder ses petits fours et son discours. Même au Béarn, on n'a pas craqué sur l'invite.

Thérapie psychanalytique contre cautère sur jambe de bois. Avant on appliquait des remèdes qui ne marchait pas. Dorénavant, les maux de la société passent à la grille diagnostique et deviennent des prospectives pour des mondes parfaits. Sommes-nous tous d'accord pour nous baser sur des fondamentaux ? Maintenant, montrez-moi un homme capable de tout appréhender. De tout expliquer. Il n'en existe pas, c'est le Président de la République qui vous le dit.

Il est des cas sans alternative, champs stériles de la polémique. Des lois à changer, des règlements à appliquer, des recommandations à faire. Il reste des prairies entières ouvertes à la discussion. Elle permettrait peut-être de sauver l'espèce humaine. Quand celle-là passe son temps à décimer, éradiquer, anéantir les autres. Je ne sais pas tout. J'agis dans mon petit coin et je ne me sens pas spécialement sarkozien. J'ai le sentiment que la France devient un peu plus rock&roll, ça n'est pas pour me déplaire, la guitare folk mène à tout, la preuve .


jeudi 10 janvier 2008

mardi 8 janvier 2008

Recordingue

Ton cri retentit dans la nuit,
Comme le souvenir de l'étreinte
Que laisse l'indélébile empreinte
D'une félicité infinie.

Seulement pour toi, Ô Muse sombre
Griffonnant sur un coin de blog
Le poème mutin qui est en vogue :
Dégageant tout ce qui encombre,

Il invite à aimer plus fort
Cet autre subtil et harmonieux
Qu'on voudrait confondre avec Dieu.
Ce n'est pas le pire des sorts

Que d'enchainer à son Amour,
Quand il s'agit de lui survivre
Sans plus jamais se sentir libre,
Le cœur battant comme un tambour,

La fidélité aux soupirs.
Enfermée dans le mauvais temps,
Même si l'on croit rester présent,
La vie n'est plus que souvenir.

dimanche 6 janvier 2008

samedi 5 janvier 2008

Rêveur

Tu poursuis ce rêve imminent,
Habillée de fins linges de soie
Jusqu'à un point du firmament
Où je me trouve près de toi.

Flottante et adorante amie,
Dans ton sommeil de libertine
Tu attires l'elfe dans ton répit
Comme un voleur dans sa rapine.

Dans cet exercice amusant,
Sudoku de l'amour courtois
On se livre à tous les émois.

Et en hommage à tes amants,
Brisés sous ta fourche caudine
Tous les ébats, on imagine.