Si ce n'est pas le berger, alors, qui est-ce ?
La petite bande qui ne nie pas sa participation au meurtre et qui a dénoncé, rompant la tradition de l'omerta, Yvan Colonna comme l'agent éxécutif de leur funeste entreprise avant de se rétracter, prétendant que ces aveux ont été arrachés sous l'influence de policiers avides d'entendre ce qu'ils voulaient, réunis à présent en syndicat de la Vérité dans cette affaire, au premier rang desquels on trouve ces magnifiques avocats qui ont beau jeu de dénoncer un procès pour le moins cahotique, drapés dans leurs toges dont l'autorité s'oppose à un niveau qu'ils savaient ne pas pouvoir atteindre, celui de la décision des jurés professionnels qui ont donc décidé de confirmer en appel la culpabilité de Colonne.
Vient la grande famille corse, , elle aussi, comme des figures de proue fières d'affronter les embruns à la proue du navire invincible de la corsitude, parents, cousins, syndicalistes, militants, ils renchérissent à qui mieux mieux sur le thème de l'injustice continentale. Procès joué d'avance, pressions politiques, arrogance de la magistrature pour conclure, après l'énoncé du verdict : " c'est une vendetta de l'état français".
On comprend mieux, c'était le nième épisode de la guerre entre gendarmes et voleurs qu'en Corse, on appelle lutte pour l'indépendance. Est-ce que cette guerre a servi à préserver la nature, c'est ce qu'on nous fait croire, en vantant l'absence de marinas et autres complexes touristiques. Sauf que dans ces conditions, il faut sans cesse renflouer l'économie. Dame, si tu fais pas d'affaires, t'as pas de rentrée d'argent donc il faut bien le prendre là où il est. Merci les pinzutis.
Il n'y a pas de moralité dans cet assassinat. Les avocats de Colonne vont pouvoir se pourvoir en cassation et même aller devant la cour européenne. Le préfet Erignac n'a pas eu de sursis, quant à lui, en recevant les balles mortelles. Si l'honneur corse n'était pas un vain mot, celui qui a pressé la détente, au lieu d'accuser la France de forfanture ferait mieux de se dénoncer. Dire : "C'est moi, ce n'est pas Colonne, vous poursuivez un innocent".
Mais non, il reste muet pour deux raisons : La principale est la "martyrisation" du prévenu , utile pour la poursuite du combat politique et la deuxième c'est qu'en fait, il n'y a pas d'autre personne que Colonna pour avoir perpétré ce crime.
